‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 88 sur 397 · ACTE III. SCEXK I. l n · texte numérisé non relu

ACTE III. SCEXK I. l n

Fondoit sur treutc Ëtals siiii iriViie florissjiiii.

Dont le débris est mi^mc un nii|»m* |»iii<.s:iiii ?

Vous soûl. svi;;neur. vcnis tient. a|»W*s i|ii:iniiili* iiiiiunk.

Pouvez encor luttcT cuiitr» les (UïsiIihh.^».

ImpUicable ennemi ilc Rdim* i;! iln n*|NK,

Complez-vous vos s<il(lals |N)iir :iul:iiii ijc iH'nis?

PeDsez-vous que ces c«i;iirs, tn'nililaiiis ilc li>nr ili-f:iiii*,

Fatigui*s d'une Inn^ue et pt*nil)le n'iniic.

Cherchent avidement scHis un rii'l rlrun^iT

La mort, et le trjvaii |»ii« que le «lanp'r?

Vaincus plus iVnnu fois aux \i'u\ de In patrii*.

SoutieiidniDt-ils aillenrs un vaimpirnr en riirir?

Strra-l-il moins terrihie, el le v:iiiH'n»nl-iK niieiix

Uaiis le sein de sa ville, à riiN|K'i-t d«* >es dinix ?

U Part lie vous nt-lien-lie el vinis ili'in;iii«lf un ^iMidif.

Vais ce Partlie, S4'i^iuMir, :inl«Mit :i nniis di-friidi-e

Lorsi{ue tout Tunivers seinliloit nniis pn)li>};i>r.

D'un ;;endre sans appni voiidni-l-il se i-lKir^er?

ITeii iraî-je moi sinil, rehnl d«> l:i forhini',

lv)Uyer rincoiistance au l*:ii'ttH* si ciuiiiiiiiiie;

£l peut-être, |»oiii' fniil d'un teinênin* lunoiir.

Exposer votre nom an mépris i\v si cour?

Du moins, s*il faut mier, si, conti-e noln; iisi^«>.

Il faut d*uu suppliant emprunter le \is:ip\

Sans m* envoyer du l'arllu* einl)i*:is>er les p^iioiix.

Sans vous-mùme implorer des n»is nioindns que v4MIs i.

Ne pourrions-nous fias pn>iidi-e une plus silre voie ?

Jetons-nous dans les hnis qu'on nous tend avet- joie :

Rome en notre faveur facile à s'apaiser -...

I Sont roHS'mrmc implnrtir, pour snux imphin-r roHs-Mi-Mf. t-st nne inversion forcée, ctontrairo à noln* syntaxu, rt ipii f^âttToit W im-illear vers. (L.)

« Cette proposition <1p Pliarnarc montre pomhion, dans 1h tris*- «iH r*st Mithridate, il se rfoit d»-jft fort contre hii ; rVst un achcm-'ncniciit au refus de lui obéir, <|u'il va faire nettement et hardiment, ("est In suite du crédit quil a déjà sur les soldats même de son père, et tout rela étoit contenu d'avance dans ce vers du premier acte:

Et j'aurai des secours que ju n'explique pas.

MiUiridato éclatcroit sans doute au seul nom de Rome -, mais Xiphnrés

XIPHARÈS

Rome, mon frère! 0 ciel! Qu'osez-vous proposer? Vous voulez que le roi s'abaisse et s'humilie? Qu'il démente en un jour tout le cours de sa vie ^ ? Qu'il se fie aux Romains, et subisse dés lois Dont il a quarante ans défendu tous les rois ? Continuez, seigneur : tout vaincu que vous êtes, La guerre, les périls sont vos seules retraites *. Rome poursuit en vous un ennemi fatal Plus conjuré contre elle et plus craint qu'Annibal. Tout couvert de son sang, quoi que vous puissiez faire. N'en attendez jamais qu'une paix sanguinaire, Telle qu'en un seul jour un ordre de vds mains La donna dans l'Asie à cent mille Romains ^.

le prévient impétueusement, et le vieux politique, accoutumé à se pos* séder, n'est pas fâché de voir ce que ses deux fils ont dans Tame. (L.)

' Cependant Mithridate avoit conclu des traités avec Sylla, avec Lucullus, avec Fimbria ; ce fut même au sein de la paix qu'il fit égorger cent mille Romains dans l'Asie. (G.)

s Luneau nous avertit jque retraites est pour ressources : retraites est pour retraites. Quelle figure audacieuse et juste de faire de la guerre la sûreté de Mithridate, et des périls ses retraites ! Malheur à qui veut expliquer là ce qui n'a pas besoin d'explication ! (L.)

8 Ce trait affreux de la (fruauté et de la politique atroce de Mithridate n'est pas une anecdote douteuse : Âppien et Plutarque, qui le rapportent, font monter à cent cinquante mille le nombre des victimes Cicéron, sans désigner le nombre, confirme le fait dans sa hanmgue où il excite le peuple romain à charger Pompée de la guerre contre Mithridate (G.) : — «« Ib qui uno die, tota Asia, tôt in civitatibus, uno '< nuntio, atque una litterarum significatione, cives romanos iiccandos i< trucidandosque denotavit, non modo adhuc pœnam nuUam suo «< dignam scelere suscepit; sed ab illo tempore annum jam tertium « vicesimum régnât, et'ita régnât ut se non Ponto, ncque Cappadocise •< latebris occultare velit, sed emergere e patrio regno, atque in vestris « vectigalibus, id est, in Asise lucc versari. Etenim adhuc ita vestri « cum illo rege contenderunt imperatores, ut ab illo insignia victoriee, « non victoriam reportarent. TriumphavitL. Sylla, triumpliavit L. Mu- " rena de Mithridate, duo fortissimi viri et summi impcratores ; sed <« ita triumpharunt, ut ille pulsus superatus-que regnaret. »> — *« Celui qui, dans tant de villes, sur toute la surface de l'Asie, par un seul ordre de sa main, et dans un seul jour, fit massacrer un si grand nombre de Romains, n'a point encore reçu le châtiment de son crime. Depuis cette

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