ACTE III, S4:kNK I. u
Toutefois t'pargnez volrt* li^lc siM-n'iï : Vuu!»-in(>ine D*allez point do c«iiiln*t> «mi ninin'i* Montrer aux nations Mithriilate ilflniit >. Et de votre grand nom dimiiiutT li> bniit. Votre vengeani*e est juste: il la faut iMiin-|»ii'ii<ti-i' : BrAlcz le Capitole, vi mettez Home vu (■«•iidir. Mais rest assiv |>oiir vous il'en oiivi-ir li-s i-Iiimimii^ Faites i»orter ce feu |iar de plus ji>iiiies iii:iiiis: Et, tandis que TAsie iM'CU|N*ni IMiariiucc, De celte autre entreprise lioiiiin*x iihhi :iiid:i«-c. (lommandez : laissez-nous, de V4ilrt* nmii Miivis, Justifier |>artfHit «pie nous stunnics \os liU. Kinbrasez iiar nos mains le rou«'h:iiit cl riniriH-f: Remplissez T univers, sans sorlinlu Kn>]»liori> '; ^ue les Romains, press4*s d«> Ton :i T nuire IhmiI. Doutent oà vous S4'n*z, et vous tr(iu\iMit |i:irtoiit . IK's ce ni(>nie momtmt, onioniM'/. que ji' |»:irtr. Iii tout vous retient; et moi, toul m'iMi ti-:irlc : tt, si ce grand dessein surpasse iii:i \:driir. Du moins ce déses|ioir cimviiMil :i mon iiMllirur. Trop heureux d^avancer la lin de nia iiiiNiTc,
i^poqae fatale, vingt-troïH anxso mmt iVdulis. rt (-f|H-nil:int il nmit- i ncore; il r^ne, non cachédan>ilt>sr«-trnit«-s(iii Pont ou iIuiin Ii'h imiiitaK'iif' «le la Cappadocc ; mais il ose sortir <lc son royauinr, et vient ravn^'rr vos terres à la face m«'mc de l'Asie. I^es orn«>nirnts dcN triumplirs attestent que vos généraux ont pu le vaincre, mais non le suuniottrr. ïSylla rt Muréna, ces deux hommes pleins de valeur, ces deux illustres eaj-itaines, ont en vain triomphé de ses armes. Toujours deHiit, toujours chassé, Mithridaterègnc toujours. »• i Omlin pm Iryv Manilia, raj). m.
1 Quel vers! Mithridale vaincu est â tout le monde : Mifhriifnfc détruit est au grand poëte. 11 y a, dans ce seul homme appelé Mithridate, tout un empire, toute une puissance, ("est ainsi que ce «jue Ton croit n'être que de l'élégance est une grande idée. Pour écrire suf"-rieurement, il faut penser supérieurement. (L.'i
S Chacun de ces admirables vers a sa métaphore particulière : le lircmier semble ne laisser rien à désirer pour la beauté de l'idée et du style; et cependant le second le surpasse encore. (G.)
• On dit très élégamment, même en poésie, au fwut de Vunivem;
mais de l'un à l'autre bout n'a pas le même mérite. Doutent où est
dur. Ces observations n'empêchent pas que ces deux vers ne soient
bons, comme un résumé juste et précis de plusieurs grandes idées. \(i.)