‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 91 sur 397 · ACTE III , SCK NE I. | r · texte numérisé non relu

ACTE III , SCK NE I. | r

3lais après ce, moment... Prirtfc, vous nrt'iUriuIr/., Et roos êtes penlu si vous me n'iNindcz.

PHARNACK.

Dussiez— VOUS préfteiitcr milU; iiH)rts û iu:i viii'« Je ne saurais chercher une lill(> inninniir. Ma vie est en vos mains.

MITIiniIiATK.

Ahî v\'>l oii j«* t'altrnils '.

Tu ne saumis partir, iieHulc! ri ji* r<MitfiiiN. Je sais pourr|uoi tu fuis l*h\nieii où je t'eii\nU>: Il te fikclie en ces lieux d^ahandoiiiicr t:i pnnt* -; Monime te retient; ton anwHir «Tiniiiifl Pn'*teD<loit Tarrachcr à riiymeii falerncl.

wn caractère: tous ms cliscoiirs sniit sptVirux, iurMir>-h. i-t'|i|iiiis il'.irtifices. lO.i

» Cette tirade de Mitliridate rra|>iri> la mâle »-t suiiu- ili»iiuiirr •!« s anciens. I.a haine, la ialoiisit; vt la roliTi* du roi. l'iii^triii)i.s n-tcnui-s par sa dissimulation, s'ouvrent enfin un libre pusMU<'. Depuis le ^ruml ■iiscours de Mithridate, toute la set-nr. ])!i>inf ilr ni»uvrment!< <lranui tiques, est graduée avec un art profond : c'i-»t re rhnc d<"s ln>i.s rarar ^ères qui distingue cet entretien de Mitliridatr axi'i- ses tMifants <irs autres grandes sri'ncs connues au tliéàtri*, «>t ijui lui assure le )>rfmi( r rang comme conception théâtrale. Dans !a ilélibfration li'AuKusti', tout est raisonnement; <Mnnn et Maxime nr x'int (\u«* les «-nnscillers d'Auguste. Tyaji» Kofiofj une, «iu«-lque terrible que soit la propjisiti«in d«- Oéopâtre, elle »*adresse à deux jeuneft prinet-s soumis t-t respectueux. •|ui osent à peine faire éclater leur opposition aux sentiments de leur mère. Dans Pompée, le conseil du jeune roi rtolnmiV, qni ouvn- l.i pièce, devient languissant et froid, parce<iu'il n'est nmpli que de harangues politiques : enfin la scrne de N.-ron avec A^rippine, plus profonde, comme je l'ai déjà observé, pour la p^'intun- di's carart^res, plus graTC et plus austère pour le stylo , a ceiwndant moins d'éclat et de mouvement dramatique. Dans la scène de Milhrhlatf, IMiaruace est arrêté; Xiphan-s est dénoncé, Mithridate lui-mèmi*, plonf^é dans le» plus noirs soupçons, est dans le plus cruel embarras : car je ne sépare point cette grande scène d'avec celle où les gardes vienni-nt saisir Phamace iO.)

S Cette expression, i7 te fârhe, n'a point vieilli, comme l'avancent linéiques commentateurs. 11 semble seulement, d'après les exemples cités par le dictionnaire de l'Académie, (qu'elle ail passé dans le stylr

familier; mais il ne faut point oublier que c'est Mithridate <jui parle ;

et ces mots, il le fâche, ont quelque chose de brusque et de dur que

Ni Tardeur dont tu sais que je Tai recherchée,

Ni déjà sur son front ma couronne attachée,

Ni cet asile même où je la fais garder,

Ni mon juste courroux n'ont pu tMntimider.

Traître ! pour les Romains tes lâches complaisances

N'étoient pas à mes yeux d'assez noires offenses :

Il te manquoit encor ces perfides amours

Pour être le supplice et l'horreur de mes jours.

Loin de t'en repentir, je vois sur ton visage

Que ta confusion ne part que de ta rage :

Il te tarde déjà qu'échappé de mes mains

Tu ne coures me perdre et me vendre aux Romains.

Mais, avant que partir, je me ferai justice * :

Je te l'ai dit. Holà, gardes !

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