SCENE III. i4i
la charité à vous humilier; et c'est une bonne œuvre dont je me chargerai volontiers.
(Il lit.)
(( On remplira demain , dit-on , la place qui vaque a à l'Académie. Je viens d'apprendre de bonne part a que Damon l'obtiendra tout d'une voix. »
Tout d'une voix ! Une place qui m'est due ! Oh! je n'y puis plus tenir. Tiens , maudit correspondant , voilà le prix que mérite ta lettre. Tu me déchires le cœur^ et je mets en pièces tes impertinentes nouvelles. Le bourreau m'assassine, et me marque efifrontément qu'il va m'amuser. Le bonheur de tant de personnes n'est-il pas un aimable amusement pour moi ! Que la peste étouffe l'écrivain ! Ce doucereux imbécille n'est jamais plus content , que lorsqu'il voit des gens heureux ; c'est un vrai triomphe pour lui. Par ma foi , il y a des gens d'un fade caractère ! Mais voici le Marquis, c'est un homme à peu près de cette espèce : je ne le puis souffrir.