SCÈNE IV- LYCANDRE, LE MARQUIS
LE MA.RQUIS.
Quoi! Lycandre, vous êtes seul ici? Personne n'est encore rentré ?
LYCANDRE.
Pas une âme.
LE MARQUIS
Je n'en suis pas surpris : nos dames auront trouvé bien de l'embarras en sortant de la comédie.
j42 L'ENVIÈÛX.
ltcandre.
En venez-vous?
LE MARQUIS
Non ; j'en ai vu plusieurs répétitions; mais je suis trop ami de l'auteur pour avoir eu le courage d'aswster à la première représentation de son ouvrage.
LTCANDRE.
Vous aimez furieusement vos amis !
LE MARQUIS. '
J'avoue que c'est mon foible.
LTC ANDRE.
Je donnerois tout à l'heure cent pistoles pour savoir le succès du Philosophe marié.
LE MARQUIS
Selon toutes les apparences, vous vous intéressez aussi vivement que moi pour l'auteur?
LTCANDRE.
Il ne s'agit pas de cela.
LE MARQUIS, <l*an ton ironiqae.
Vous avez le cœur si bon ! Vous entrez si généreusement dans les intérêts des autres! Quoi! vous sortez ?
LTCANDRE.
Oui. Je suis impatient de revoir les dames, et je m'en vais au-devant d'elles. Nous vous rejoindrons dans un moment.