‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 106 sur 350 · SCENE VIII i · texte numérisé non relu

SCENE VIII i

ARAMIITTE.

Du grand succès que vient d'avoir votre amî.

Je vous avoue que j'y suis très-«ensible»

ARAMIHTE.

Oh! je n'en doute point; mais suspendez votre joie , si vous m'en croyez. Les applaudissements ont étouffé la critique , et la critique étouffera les appfaudissements. D'pîi vient que je ne vois point Lyeandre? Je brûle de m'entretenir avec lui sur ce sujet.

LE MARQUIS

U m'a dit qu'il alloit au-devant de vous. A^paren^ ment qu'il ne vous aura pas rencontrée.

ARAMIJTTE.

Il reviendra bientôt. En attendant, parions de nos affaires. Est-ce tout de bon , dites-moi , que vous voulez vous allier dans ma famille ?

LE MARQUIS

Je m'étonne de cette questima , Madame, après la déclaration que }e vous ai faite si souvent de mon empressement sur ce sujet. Pourvu que vous acceptiez mes offres , }e ne changerai point de sentiment.

ARAMI17TB

Il n'est donc plus question que de savoir quelle est celle de mes nièces pour qui vous vous sentez de l'inclination.

LE MARQUIS

Elles ont toutes deux tant de mérite, que je croîrois leur faire une injure si je Ëiisois un autre choix

<i5o L'ENVIEUX»

que le votre. Je les honore et les estime également.

C'est k Yous à me déterminer.

ARAMINTE

Je suis rarie ée vous voir dans ces dispositions, car j'ai promis f une de mes nièces à Lycandre : il ne s'est encore déclaré ni pour Bélise .» ni pour Angélique ; et je vous dirai ntsiturellement, Monsieur, que je lia accorderai celle qu'il choisira. Si cela voiis convient, tious voilà d'accord.

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