‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 166 sur 350 · ART£]VIG · texte numérisé non relu

ART£]VIG

Non?

DAMIS

Cela ne regarde que moi.

ARTÉjyiGE.

Oh! permis donc à vous de garder le silence.

ARAMIJ^TE.

On ne veut point, Monsieur, vous faire violence.

ARTÉNICE.

Nous ne méritons pas d'entrer dans vos secrets.

DAMIS

Mais nous n'en avons point.

ARTÉNICX.

Les sages sont discrets.

DAMIS

Les sages.... s'il en est, ignorent le mystère;

Car ils ne pensent rien qu'ils soient forcés de taire.

C'est aux fous à cacher ce qu'ils ont dans le cœur.

ARXiNICE.

Us ne le peuvent pas ; et c'est là leur malheur ; Mais le sage se tait ; c'est là son privilège.

DAMIS, à part.

O ciel ! à tant d'appas comment échapperai-je ?

a38 LES PHILOSOPHES AMOUREUX.

ARAMTTTTE.

Qu'avez-vous ? Vous semblez inquiet , agité.

DAM I s, d'un air très-agité.

Vous VOUS trompez; je suis d'une tranquillité....

ARTJÉNICE.

On ne le diroit pas.

BAMIS.

Après tout 5 je m'étonne Que vous examiniez de si près ma personne.

ARTÉNICE.

Sans vous examiner , cela frappe les yeux.

DAMIS

Soit. Mais que je sois gai, que je sois sérieux, D'une humeur vive , sonfibre , inégale ou constante, La chose , à mon avis, vous est indifférente , Ou doit vous Fêtre , au moins.

ARTÉNICE.

Eilie me Pest aussi.

DAMIS

Parlez-vous tout de bon , quand vous parlez ainsi?

Pourquoi non , s'il vous plaît ?

DAMIS

Cet aveu-là me charme.

(à part.)

J'enrage au fond du cœur.

ARTÉHICE.

N'ayea aucune alarme , Je n'imagine rien qui vous puisse offenser.

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