‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 252 sur 350 · I.£ COMTE · texte numérisé non relu

I.£ COMTE

Tais-toi.

Un petit campagnard s'emporter devant moi ! Me manquer de respect pour quatre cents pistoles I

PASQtJIir.

Il a tort

LE COMTE

Hem? à qui s'adressent ces paroles?

PASQUJjr.

Au petit campagnard.

LE COMT£.

Soit. Mais d'un ton plus bas, S'il vous plaît. Vos propos ne m'intéressent pas. Tenez ; serrez cela.

( Il lui <ionne nue grosse bourse. ) PASQUIW.

Peste! qu'elle fest dodue!

A ce charmant objet je me sens l'âme émue.

( Il ouvre la bourse , et en tire quelques pièces. ) LE C O M TE , ie surprenant.

Que ÊiiVtu?

PASQtJINV

Je veut voir si cet or' est de poids.

LE COMTE, lui prenant U bourse.

Vous êtes curieux.

( Il fait plusieurs signes , et à mfiêure qu*il les fait , Hits laquais le servent. Deux approchent la table ; deux autres un fauteuil ; le cinquième apporte une écritoire et les plumes , et le sixième du papier ; ensuite il se met à écrire. )

PASQUIN

Monsieur, je puis , je crois, Sans manquer au respect, vous donner cette lettre^ Que pour vous à l'instant on vient de me remettre? LE COMTE, continuant d'écrire, «près PaToir prise.

Àh! c'est du petit duc?

PASQUIlf.

Non , un homme est venu.

LE COMTE

C^est donc de la princesse....

PASQUIir.

Elle est d'un inconnu Qui ne se nomme pas.

LE COMTE

Et qui vous l'a remise ?

Un laquais mal vêtu....

LE pOMTE , lai jetant la lettre.

C'est assez; qu'on la lisç, Et qu'on m'en rende compte. Entendez-vous?

PASQUIir.

J'entends.

(Ulit la lettre bas.) LE COMTEy toujours écrivant.

Monsieur Pasquin !

PASQUIN

Monsieur?

LE COMTE

Faites sortir mes gens.

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