I.£ COMTE
Tais-toi.
Un petit campagnard s'emporter devant moi ! Me manquer de respect pour quatre cents pistoles I
PASQtJIir.
Il a tort
LE COMTE
Hem? à qui s'adressent ces paroles?
PASQUJjr.
Au petit campagnard.
LE COMT£.
Soit. Mais d'un ton plus bas, S'il vous plaît. Vos propos ne m'intéressent pas. Tenez ; serrez cela.
( Il lui <ionne nue grosse bourse. ) PASQUIW.
Peste! qu'elle fest dodue!
A ce charmant objet je me sens l'âme émue.
( Il ouvre la bourse , et en tire quelques pièces. ) LE C O M TE , ie surprenant.
Que ÊiiVtu?
PASQtJINV
Je veut voir si cet or' est de poids.
LE COMTE, lui prenant U bourse.
Vous êtes curieux.
( Il fait plusieurs signes , et à mfiêure qu*il les fait , Hits laquais le servent. Deux approchent la table ; deux autres un fauteuil ; le cinquième apporte une écritoire et les plumes , et le sixième du papier ; ensuite il se met à écrire. )
PASQUIN
Monsieur, je puis , je crois, Sans manquer au respect, vous donner cette lettre^ Que pour vous à l'instant on vient de me remettre? LE COMTE, continuant d'écrire, «près PaToir prise.
Àh! c'est du petit duc?
PASQUIlf.
Non , un homme est venu.
LE COMTE
C^est donc de la princesse....
PASQUIir.
Elle est d'un inconnu Qui ne se nomme pas.
LE COMTE
Et qui vous l'a remise ?
Un laquais mal vêtu....
LE pOMTE , lai jetant la lettre.
C'est assez; qu'on la lisç, Et qu'on m'en rende compte. Entendez-vous?
PASQUIir.
J'entends.
(Ulit la lettre bas.) LE COMTEy toujours écrivant.
Monsieur Pasquin !
PASQUIN
Monsieur?
LE COMTE
Faites sortir mes gens.