DE L'HIPPOLYTE DE S^NEQUE, CHOEUR DU QUATHIEM» ACTE
Quantos casus hurnana rotant , etc.
O combien de hasard* dans celte vie humaine!
Mais la haute. fortune .est bien plus incertaine; Le pauvre est moins troublé dans son obscurité , Et sous son humble toit vieillit en sûreté..
Les sapins orgueilleux qui percent les nuages Sur leur tête chenue attirent mille outrages, Et les tyrans des airs , les humides autans , Les aquilons glacés l'assiègent en tout temps; Mais l'herbe qui fleurit au vallon solitaire A moins à redouter de cette horrible guerre Que l'Athos et l'Ida, dont le maître des cieux Semble vouloir briser le front audacieux.
11 n'a point des géans oublié l'insolence, A tout ce qui s'élève il étend sa vengeance ; Renversant les palais, épargnant les vergers,
Il tonne sur les rois, et non sur les bergers^ Le temps nous trompe tous; sur ses ailes légères Il nous porte à la fois nos biens et nos misères; Ainsi, quittant les morts, et revoyant le jour, Thésée en cet instant déploie son retour, Et la sombre fureur où son ame s'égare , Lui fait dans ses foyers retrouver le Tartare.
TRADUCTION
d'une stance de l'arioste.
On hait la feinte, et c'est avee raison :
D'un mauvais cœur c'est l'indice ordinaire; Mais convenez qu'en mainte occasion' . , Au genre humain elle fut salutaire :
La bonne foi n'est pas sans embarras;.
On n'y voit point assez clair dans la vie l Pour distinguer l'amitié de l'envie, Et l'çn rencontre un piège à chaque' pas.