SUR LA F^IÈCE INTITULÉE LE COEUR
Certaine dame honnête, tt savante et profonde,
Ayant relu dix fois votre traité du Cœur ,
Disait en se pâmant : Que j'aime cet auteur !
Ah ! sans doute qu'il- a le plus grand cœur du monde.
De mon heureux printemps j'ai vu passer la fleur,
Le cœur pourtant me parle encore.
Du nom de petit cœur quand mon amant m'honore ,
Je sens qu'il me fait trop d'honneur»
Hélas ! faibles humains , quels destins sont les nôtres:
Qu'on a mal placé les grandeurs l
Qu'on serait heureux jsi lés cœurs
Étaient faits les uns pour les autres !
Illustre chevalier 5 vous chantez vos coiribats ,
Vois victoires et votre empire ; Et dans vos vers heureux , comme vous pleins d'appas ,
C'est votre cœur qui vous inspire. ' ' ' Quand Lisette vous dit, Rodrigue , as-tu du cœur ? Sur l'heure elle réprouve , et dît avec franchise :
D eut encor plus de valeur
Quand il était homme ; d'église.