RÉUXIOK ]>U VALAIS A L^EM PIRE
{Note de Véditeur,) En août 1810 mon père fut nommé président d'une commission chargée de conférer Àveo IM députés appelés du Valais pour mettre ordre à quekiues différends survenus entre la France et «e pays,
Les députés valaisans étaient : MM. de Preux, évéquede Sion, de Sépibus, de Rivas, de Hiedmatten, tafBnet, Pettier et de Courtenne. \
Voici les pièces qui résument cette négociation, dont je supprimé tous les détails; elle fut terminée par un Rapport inséré ci-après, sous le n^ ô*
Mais tout à coup l'Empereur donna une direction nouvelle à cette affaire en décidant que le Valais serait réuni à la France. Mon père fut chargé de préparer pour le Valais le projet d'organisation française qui était la conséquence de cette décision, le Valais devant former un département de l'Empire, ainsi j^u'on le verra par k pièce ci-après , sous le n* 6. '
C'est pendant celte négociation (le 24 septembre 1810) que l'Empereur nomma mon père ministre et secrétaire d'État du grand-duché de Berg, résident près de S. M.
AFFAïair DU VALAIS.
Le ministre des relations extérieures à M, le comte Rœdcrer,
Paris, le 24 août 1810.
Monsieur le Comte,
Sa Majesté, désirant fiaier d'une manière définitive te sort du VataiSy a nommé dans cette vue une commission composée de vous^ de M. le comte CorsinI, conseiller d^État, de M. Helvoe», maître des requêtes; ef, pourconnaître le vceu des Valaisans qui ont appartenu à différents partis , elle en a appelé sept à Paris, où ils sont actuellement rendus.
Les motifs qui ont porté S. M. l'Empereur
à cette détermination sont : la conduite qu'a tenue le Valais depuis le rétablissement de feon itidépendanCè en 1802 ; les troubles qui Vont aqité pendant la dernière guerre; le mauva{4t esprit dont plusieurs dizains se sont montrés animés, soit envers le bas Valais, soit envers la France; enfin VintérêtqueSa Majesté doit prendre à la tranquillité de ce pays et à la sÉreté de ses communications, depuis rétablissement de la route du Simplon, qui en a fait un lieu de pdssage habituel èùtre la France et le royaume dltalie.
Le droit de jouir d'une route commerciale et militaire à travers le Valais avait déjà été assuré à la France en 1798 par un traité aveè la Suisse, dotit le Valais faisait alors partie; mais on t^econnut ensuite que Tusage de ce droit pourrait en plusieurs occasions compromettre la neutralité de la Suisse, et le plus sûr moyen d'éviter cet inconvénient parut être de détacher !e Valais de la C-onfédération helvéti^ que et d'établir son indépendance. Elle fut en effet proclamée en 1802, et elle fut mise sûuâ la garantie de la France, de la Suisse et du royaume d'Italie , dont les commissaires s'étaient rendus à Sion pour opérer ce changement..
Le Valais prit à cette époque plusieurs engagements envers la France ; ils furent consignés dans son acte constitutionnel et devinrent ainsi l'une des conditions de son existence politique.
Ces nouveaux rapporta du Valais avec la France changèrent entièrement sa situation. Sa Majesté prit à sa charge tous les travaux de l'ouverture du Simplon ; mais le ratais avait à faire construire et entretenir toute la roule qui s'étend des ft-ontières du £i?m«n jusqu'à Brigg. Sa Majesté se chargeait de la défense du pays, et de tous les frais, de toutes les constructions qii*elle devait entraîner; mais le gouvernement talâisan devait assurer la policé intérieure, empêcher qu'on ne donnât asile aux déserteurs et aux consrrits réfractaires, veillera là sureté des militaires voyageant isolément, ntain^ tenir tous les dizains dans des principes d^atlâchement à la France, faire oublier lés Aatnes qui avaient éclaté entre te haut et le bas Valais j et comprime^ chez leâ lAécontents PesprU de f étoile et de sédition.
Les ef^agertnerits déSà Majesté ont été rem-