XIX. Mettre enfin les postes à la disposition de S. M
Ce service des postes est un accessoire de la propriété de la route, puisque c'est un moyen de communication ajouté à un autre. Le service des postes se fait très-mal en Valais et est très coûteux pour les voyageurs.
Conclusion. — Tels sont, Monsieur le Duc, les moyens que nous avons cru pouvoir indiquer comme les plus propres à remplir la condition du problème, qui était de concilier avec l'indépendance du Valais la sûreté des communications entre la France et l'Italie. Notre système se réduit à sauver l'indépendance valaisane en tout ce qui n'intéresse que le Valais, et à la faire cesser en ce qui compromet les intérêts de la France et du royaume d'Italie.
Ce que nous proposons pour la sûreté des deux pays nous parait suffisant, surtout depuis que des traités ont reculé fort loin les limites de TAutriche, et que l'heureuse alliance des deux maisons de France et d'Autriche ne permet plus de regarder comme possible le déplacement de ces limites. S'il est vrai, comme nous le croyons, que le vice politique qui caractérise essentiellement l'esprit du Valais est l'inclination pour une cour étrangère de qui il croyait n'avoir rien à redouter, et de qui il croyait pouvoir tout espérer dans le cas où il aurait été menacé par la France, les nouveaux rapports qui sont établis entre la France et l'Autriche font cesser ce principe d'opposition.
Nous ne croyons pas. Monsieur le Duc, que notre mission nous autorise à proposer un avis sur la forme convenable à suivre pour opérer
les changements que nous venons dMndiquer. Nous nous bornons à observer qu'on ne peut ni espérer qu'ils s'opèrent par un mouvement volontaire du gouvernement actuel, ni craindre son opposition pour un décret iimpérial qui les ordonnerait.
Nous sommes, avec respect, etc.
Signé Rgedbber, N. Cobsini et Helvoei . Paris, 5 octobre 1810.