SIS
Paris, le 8 octobre 1825.
... Je viens de recevoir une lettre de madame de Déranger; elle me dit que de son séjour à Dinant date un retour de bonne santé inespéré, quelle et sa fille se trouvent tout à fait bien; elle te remercie et moi de nos attentions, et je te renvoie la part qui me revient de ses remerctments , car tu as tout le mérite de la bonne hospitalité.
Tu dois avoir reçu une lettre ei un paquet de Reims ; le paquet est une robe pour Sandrine. Raccommode-moi avec madame Rœderer, qui prend au grave le reproche de commérage* Dis-lui que je me soumets au jugement qu'a prononcé Elisabeth (ou Élisa, puisqu'elle aime mieux ce nom). Le lendemain matin je disais à madame Roederer : Vous êtes trop sensible. Elisabeth prit la parole et dit : Non , elle fCest pas trop sensible; elle est la
mère y et voilà tout ce qu^elle est; et la petite m'a répété cela deux fois. Ensuite : Et mon père est le père, et voilà tout ce qu'il est. C'est bien quelque chose que d*étre la mère et le père, et c'est encore quelque chose de plus, surtout pour la mère, de n'élre pas autre chose, car on est tout par ce titre bien mérité et bien acquis.