‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 172 sur 478 · ACTE IV, SCÈN& V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈN& V

nous tenons sous la main les chefe dont il sV gil de se défaire ; mais il est urgent de les expédier. Ceux qui sont restés au faubourg Saint- Germain, Ségur, Pardaillan, le vidame de Chartres, Montgommery, et nombre d^autres, sont sur leurs gardes; ils ont refusé de venir près de Famiral (*), ils sont tout prêts pour se battre. Cette nuit même ils peuvent faire une entreprise, si on ne leur ôte Coligny, leur chef et leur guide. Qu'on se figure Coligny à la tête de son parti ! Il n'est que légèrement blessé-. • n serait comme un lion échappé de sa loge, et il exterminerait topt ce qui se présenterait devant lui (**).

Lv BOi se lève avec véhémence et colère. — Finissons ces discours inutiles et inconséquents. Dépêdier Tamiral et quelques-uns des siens, n'est-ce pas appeler tous les autres à la vengeance? Par la mort-Dieu! puisque le conseil trouve bon qu'on tue Famiral, qu'on le tue; mais avec lui tous les huguenots de France , afin qu'il n'en demeure pas un qui puisse après me reprocher sa mort... Donnez-y ordre promptement, et point de vaines paroles (***).

(// $ort.)

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