‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 173 sur 478 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LES MÉMftS, EXCEPTE LE ROI.

( Tous lejt personnage* »tupéfaits se regardent ^ ta reine parait absorbée; elle s'assied.)

LE DUC d' ANJOU, aux fcrsonncs du conseil. — L'arrêt est porté. Le roi a parlé. Il n'y a rien à objecter. C'est un éclair subit de sa sagesse; c'est la foudre lancée par la justice souveraine. Il faut se hâter d'obéir.

(il sa mère.)

Madame, n'y aurait-il pas à craindre, si le conseil se prolongeait, que sa durée extraordinaire ne donnât lieu aux huguenots, qui nous observent, de soupçonner qu'on prend des déterminations contre eux , et ne les amenât à agir soudain?

(•) De Thou, LXII.

(••) Idem., XXII.

("•) Idem, XXIII; Discours de Henri HI, XXI. Ce que le roi dit ici est copié Ulléralement dans ce discours.

LA BRIME, avec préoccupation. — Cela pourrait être.

LE DUC d'anjou. — Cependant , conune il est urgent de concerter les moyens d'exécuter la volonté du roi, je proposerais, madame, à messieurs du conseil, si vous l'approuviez, de nous rendre séparément au jardin des Tuileries , par manière de promenade , et là nous reprendrions la délibération , sans qu'on se doutât que nous tenons conseil {*).

LA BEiNE. — C'est très-bien; je m'y rendrai.

MOEViLLiERs. — Nous y allous par des chemins difiérents . et en affectant un air de désœuvrement.

(Fis sortent tous^ excepté le maréchal de Tavannes et la reine mère. )

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