‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 175 sur 478 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LA REINE, seule.

Heureux ces hommes de guerre ! ils n'ont qu'une pensée, abattre l'ennemi qui est là debout devant eux! et nulle horreur du sang!... tandis que moil..% je vois naître mille dangers de celui que j'écarte, mille guerres de celle que j'évite, des millions de vengeurs des enne* mis dont je me défais! moi qui suis obligée de me livrer à des ennemis secrets, pour me dérober aux coups de mes ennemis déclarés; de grandir, de fortifier les Guises, pour anéantir Coligny ! moi que l'effusion du sang glace d'effroi... (avec un accent douloureux), et qui prévois l'exécration du genre humain jusqu'à la fin des siècles, pour un massacre qu'aucun prétexte d'intérêt public ne couvre de la plus faible excuse !... La présence d'un danger car pilai m'oblige à vouloir ce massacre ! que disje, à le vouloir? à le faire vouloir au roi, à le presser, à le solliciter, à le justifier, à y faire

n Le Laboureur, discours oonoenunt Itori UI, inséré dans le Journal de TEstoile.

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