‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 254 sur 478 · LE ROI, QUÉLUS, MAUGIRON, SAINT- MÉGRIN, SAINT-LUC · texte numérisé non relu

LE ROI, QUÉLUS, MAUGIRON, SAINT- MÉGRIN, SAINT-LUC

LE BOI se promène en réfléchissant ^ et se dit à

lui-même :

U faut pourtant que je me prépare à la séance

royale. Morvilliers ne me laissera pas arriver à

mon fauteuil, sans m'avoir suggéré quelques

QUELUS, avec inquiétude. — Ah! sire. Votre Majesté se tue.

SAINT-LUC. — Sa Majesté est absorbée.

SAiNT-MéoBiri. — Ce n'est pas vivre que d'exister ainsi.

M AUGiBON. — Du moins ce n'est pas régner, c'est travailler.

QUÉLUS. — Ce n'est pas être sur le trône, c'est prêter ses épaules pour le supporter.

LE BOI sort brusquement de ses réflexions , marche vite, se frotte les mains. — Mes amis, mes afiaires vont bien;... elles vont très-bien,... presque trop bien.

LES FAVOBIS, étonnés. — Se peut4l? comment? Eh bien l ô ciel !

LE BOI. — Ce que je dis vous étonne ! Enfants que vous êtes !

QUELUS. — Mais, sire , ces invasions des huguenots !

MAUGiBON. — Il devrait nous être facile de partager l'assurance d'un maître si supérieur à nous en toutes choses : cependant nous ne pouvons nous défendre d'un peu d'inquiétude. . . Le roi de Navarre, le prince de Condé, le maré-

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