LE ROI, QUÉLUS, MAUGIRON, SAINT- MÉGRIN, SAINT-LUC
LE BOI se promène en réfléchissant ^ et se dit à
lui-même :
U faut pourtant que je me prépare à la séance
royale. Morvilliers ne me laissera pas arriver à
mon fauteuil, sans m'avoir suggéré quelques
QUELUS, avec inquiétude. — Ah! sire. Votre Majesté se tue.
SAINT-LUC. — Sa Majesté est absorbée.
SAiNT-MéoBiri. — Ce n'est pas vivre que d'exister ainsi.
M AUGiBON. — Du moins ce n'est pas régner, c'est travailler.
QUÉLUS. — Ce n'est pas être sur le trône, c'est prêter ses épaules pour le supporter.
LE BOI sort brusquement de ses réflexions , marche vite, se frotte les mains. — Mes amis, mes afiaires vont bien;... elles vont très-bien,... presque trop bien.
LES FAVOBIS, étonnés. — Se peut4l? comment? Eh bien l ô ciel !
LE BOI. — Ce que je dis vous étonne ! Enfants que vous êtes !
QUELUS. — Mais, sire , ces invasions des huguenots !
MAUGiBON. — Il devrait nous être facile de partager l'assurance d'un maître si supérieur à nous en toutes choses : cependant nous ne pouvons nous défendre d'un peu d'inquiétude. . . Le roi de Navarre, le prince de Condé, le maré-