LE COMTE DE BA8S0MPIERRE, M PRASUN, M. DE THERMES
M. DB THBBMBS. — Nous veuons dîucr avec vous.
LB COMTB DB BA8S0MPIERBB. — MCSSiCUrS,
je sais bien à qui j'ai Tobligation de vous voir. M. DB pBASLiN. — Lc Toi cst chagriu de votre affliction.
LB COHTB DE BASSOMPIBBBE. — PluS inquict
que chagrin. Il ne veut pas que rien trouble la sécurité du prince de Condé.
M. DB THBBMBS. — luquiet, pcut-étre bien; mais aussi il partage votre peine, et c'est le moins qu'il puisse faire pour vous.
M. DB PRASLîif. — Mon ami, il faut secouer ton chagrin. Le roi t'aime : il te dédonmiagera.
(•) Bassompierre, p. 147.
(*•) « Pour ne demeurer oisif, et me réconforter
• de ma perte , je me divertis en me raccommodant
• avec trois dames que j'avais entièrement quittées, H pensant me marier ; une desquelles fut d'Entragues, « que je vis chez madame de Sauteni ; les autres par . rencontre, sans y penser, et m'y rembarquai. » (Bassom pierre, p. 148.)
LA MORT DE HENRI IV
M. DB THEBM B8.-«Ce sera une pasaade comme tant d'autres^ et la princesse vous reviendra.
LB COMTB DB BAssoMPiBRRE. — J'ai fait mon sacrifice.
M. DB PBÀSLiif. — Si elle t^aime...
LB COMTE DB BASsoMPiBBBB. — Elle m'aimc, mais pas assez pour ne pas sentir la différence qu'il y a d'être au rang de première princesse du sang au lieu d'être simple dame.
M. DB PBiSLiN. — Une visite chez madame de Santeni^ où vous retrouverez mademoiselle d*Entragues^ vous dissipera.
M. DB THRBMES. — Tou mariage faisait le tourment de trois ou quatre autres; tu auras le plaisir de les consoler.
LB COMTB DB BASSOMPIBBBB. — Jo sens bien qu'il faut faire la chose de bonne grftce avec le roi, et je ne veux pas lui donner de chagrin ; mais il m'en coûte beaucoup.
M. DB PBASLm. — Ainsi, tu viendras ce soir prendre H. le Prince chez lui , pour Paccompagner avec nous au Louvre,
LB COMTE DE BASSOMPIBBBB. — MeS aTOÎS,
après diner nous verrons cela.
M. DE PEASLiif. — n faut quc tu nous le promettes...
- LE COMTE DB B4SS0MPIEBBE. — Eh bien, je vous le promets , à une condition : Mademoiselle de Montmorency doit se rendre au Louvre une demi-heure avant le prince; elle doit passer avec son cortège devant ma maison : je veux la voir passer avant d'aller chez le prince de Condé... je veux voir si elle jettera un regard de ce côté-ci... Nous la suivrons avec son monde jusqu'à la porte du Louvre ; nous irons ensuite^ puisque vous le voulez, vers l'hàtel de Condé, et nous suivrons le prince (*).
M. DE THEBMrs. — Tu fcraisplus sagement...
LE COMTE DE BASSOMPIBBBB. — Poiut dO Sa-
gement, ou je quitte la partie. Après ceci, je vous promets d'aller chez madame de Santeni, et de reprendre d'Entragues et deux ou trois autres, pour me dissiper. Je ferai tout ce que vous voudrez afin de ne pas faire mauvaise mine à notre Henri , qui , après tout , est ie meilleur des hommes (**). Allons diner.
DE
n CeUe marche eut lieu ainsi qu'elle est indiquée ici. (Bassompierre, p. 149.) n md., p. 148.