LES MÉMB8, RAMBOUILLET, LAHURE
BAMBOuiLLET. — Mouseigneur permet-il que je lui présente maître Lahure, marguillier de Saint-Eustache? (Bas au Dauphin.) Je n'ai trouvé que ce moyen pour conclure avec lui et m'assurer de ses dispositions. Monseigneur, dites-lui quelques mots de bonté.
LE DUC DE BAB. — Dc cctte bouté dc prince qui ne tire pas à conséquence et ne manque jamais son effet.
LE DAUPHIN. — Laissez-moi faire. ( Haut. ) Bonsoir, mon cher maître de Lahure; vous voilà sur pied plus tard que vous n'auriez voulu, peut-être... Je suis fâché qu'on vous ait dérangé... quoique charmé de vous voir.
MABCOIGNET, bos. — Droit au fait, monseigneur ! nous n'avons pas de temps à perdre.
LE DAUPHIN. — Mon cher maître de Lahure, vous êtes des nôtres, n'est-ce pas?
LAHUBE. — Monseigneur me fait trop d'honneur. (Bas à Marcoignet.) Est-ce pour souper ce soir? Monseigneur soupe un peu tard.
LE DUC DE BAB. — Nou, C'est pour dîner demain.
MABCOIGNET , bos. — Droit au clocher, monseigneur !
LE DAUPHIN. — Vous Bvcz uuc bien beUe sonnerie, maître de Lahure, au clocher de Saint-Eustache.
LAHUBE. — Oh 1 monseigneur , hier on y a mis le comble : monseigneur sait qu'hier on a baptisé notre nouvelle cloche du beffroi?
LE DAUPHIN. — C'est cclle qui sonne le tocsin?
LAHUBE. — Justement, monseigneur; c'est une superbe cloche qui a été fondue par le môme fondeur à qui nous devons ce beau Saint-Eustache qui est au-dessus du banc des marguilliers.
LE DAUPHIN. — C'est VOUS qui avez la clef du beifiroi?
LAHUBE. — De tout le clocher , s'il vous plaît, monseigneur, de tout le clocher. La sonnerie tout entière est à ma disposition; c'est moi qui...
LE DAUPHIN. — Nous u'avous bcsoin que du