‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 414 sur 478 · i2 LA FOIRE · texte numérisé non relu

i2 LA FOIRE

LK GARDB. — Maîs, fuut 11 demander. Il n'y pense plus.

HouGOT. — Oh I l'a bonne mé... mémoire !

HouGOTTE. — Avec ça, zon ne voit rien venir.

noiiGOT. — Quoique ça, l'affaire avance toujours. Aile commence à dé .. démarrer. Mais faut... faut de la patience.

i.K GARDE. — Et à quoi donc est-ce que v'zavez vu cela?

HOUGOT. — J peux ben v'I dire : Hi... hier je plantais un hêtre, et monsieur dizit comme ça : Tiens, Hougot, la première paire de sabots qu'on fera zavec le cœur de s't'être-là sera pour toi.

LE GABDE. — Diautre, v'srez ben chaussé ! Et vlà tout ce que vous savez de bon pour notre mariage?

aouGOT. — Jev'dis que l'avance toujours un peu, tout de même. Quand monsieur zest de bonne hiraeur avec moi, c'est qu'ine pense pu à ste fois que je le versis si ben auprès de Saint-Lau . . . Laurent .

LR GABDE. — Je l'ai pourtant entendu, hier, crier diablement fort coptre vous.

HOUGOT. — Ça n'empêche pas, je vous dis; c'est qui pense peut-être ben encore queuquefois à ste pauvre ju... jument, dont il pense que j'en sis Thomicide, et je p... peux bien faire sermentque c'est son licol, quVUe amis... mis le pied dans sa longe, qu'a zété l'homicide... Quoique ça, zier soir zi m'a demandé en ba... badinant : Zougot, est-ce que tu ne pourrais pas me fendre ce rocher avec trois ou quatre coups de ton sa... sa...

LE GÀUDK. — De ton sabre?

' HOUGOT. — Non! de ton sa... sabot?... V'voyez ben qu'ça démarre toujours un peu... Mais écoute, je perds mon temps, moé, ici. — Je viens pour te parler.

LE GABDE. — Quc voulcz-vous me dire ?

HOUGOT. — 1... i... faut que j'aille ce matin à la foire d'Alençon.

HOUGOTTE. — Pourquoi faire, mon père?

HOUGOT. — Pour zacheter zune couverture, que voici le froid; et ta mère za froid, si froid, qu'a me gèle !

HOUGOTTE. — J'sis beu comme elle. Mariezmoê donc, mon père, afin que j'aie aussi une bonne couverture.

HOUGOT, au garde, — C'est que je voudrais

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