‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 416 sur 478 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

LES M ÂMES, RUZIERS.

BuziBRs. — Ma foi, père Hougot, v'm'avez coupé des bois bien mal droits pour faire ste palissade. Elle ira droite comme la jambe d'un chien.

HOUGOT. — Mais, mais, aussi jVous en ai coupé ben pu que ne vous en faut. N'faut pas le dire à monsieur; i m'en avait commandé 100 gaules, mais j'en ai pris iôO. J'n'ai, ma foi, pas épargné le taillis.

BuziEBs. — Fallait mieux choisir, et n'en pas tant prendre..

HOUGOT. — Wous plaignez que j'vous contente trop ben !

RuziEBs. — Si monsieur va dans Ttaillis, quel train il va faire !

HOUGOT. — Véritablement, j'ai fait du dégât pour v'contenter. Si gronde, l'aura raison. Mais vous me grondez, vous ! je ne mérite pas ça de votre part; et tout au conU*aire, moi, j'venais v'demander un petit service.

BUZIEBS. — Quoique c'est donc?

HOUGOT. — C'est que je voudrais que v'me prétissiez votre âne, pour moi aller ce matin à la foëre à Atençon.

BUZIEBS. — A la foëre à Alençon? Mais est-ce

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