LA CASSINEL, LE DAUPHIN, LE DUC DE BAR
LE DUC DE BiB , à dcmi-voix* — Monseigneur, ne dites -vous pas un mot à votre amie?
LE DAUPHIN. — Si elle veut bouder ! Moi, j*ai tant à faire!...
LE DUC DE BAB, bos au Dauphin. — Ferai-je faire l'étendard ?
LE DAUPHIN.— Sans doute... C'est moins
pour elle que contre le duc de Bourgogne.
LE DUC DE BAR, ftoA, OU Dauphiti. «- Elle perdra sa place chez la reine !
LB DAUPHIN. — Ah !... vous m'y faites penser!... C'est vrai... elle s'est sacrifiée pour moi!...
LE DUC DE BAB, à demi-voix à la CcusineL — Ne restez donc pas à cette distance... Allons, approchez-vous de monseigneur.
LA CASSINEL. — Si ccIb dc déplaît point à monseigneur... je ne demande pas mieux.
LE duc de BAB, d*un ton dHntelligence et de familiarité. — C'est ce qui me senû)le ! Allons, je veux le racconmioder avec vous.
LA CASSINEL, riant. — Oui?... (D'un ton grave.) Et moi je veux le raccommoder avec madame la Dauphine.
LE DAUPHIN , allant à elle. — Eh bien ! sommes-nous brouillés? ma puissance vous faitelle peur? croyez -vous qu'elle change mes sentiments pour vous*^... (Affectueusement.) Pouvez-vous le croire?
LA CASSINEL, avec gravité et douceur. — Votre puissance, monseigneur, change votre existence et la mienne. Elle nous rend tous deux à nous-mêmes; vous, à la grandeur, qui est votre partage naturel; moi, à des devoirs, dont le premier, le plus pressant pour mon cœur, est... est le seul qui me reste à remplir près de vous.
LE DAUPHIN , au duc de Bar. — Que veutelle dire?
LE DUC DE BAB. — Toujours l'idée de madame la Dauphine...
LE DAUPHIN, bas, au duedeBar. —Elle veut être demoiselle dans sa maison. ( A la Cassi^ nel.) Croyez, ma chère, que je veux toujours tenir à vous... et... de près.
LA CASSINEL. — DaigHcz y tenir toujours, monseigneur; mais de haut, comme à une personne dévouée à vos véritables intérêts, et qui l'est surtout à votre gloire.
LE
FOUET DE NOS PÈRES
OU