‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 430 sur 478 · LES MÊMES, LE GARDE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, LE GARDE

LE GABDE. — Allous! pèrc Hougot, le bourit est sellé; i faut monter dessus. Il est là dans l'avenue. Arrivez ! v'Ià le charlatan qui va commencer. (On entend sonner de la trompette et

bat re du tambour, Hitugot va voir iànc puparé.)

M. LEDUB, à Hougot. — Allez vous préparer. Je vais aller voir cela. Quel tintamarre ils font avec ce tambour !

HOUGOT, revenant tout ébahi. — Mais, mon Dieu ! est-ce que je rêve donc? mais st'âne, est stilà que j'ai perdu... Mais, monsieur,' le vlà li-méme. C'est votre bourit , à parler par respect; c'est là li-méme. Mais comment donc qu'çasefait?

M. LEDUB. — Comment! mon âne est revenu! (// regarde dans ta coulisne.) Allons, puisqu'il est retrouvé, et que vous avez juré de travailler les jours de foires, voilà vos 63 francs d'augmentation de revenus assurés.

LE GABDK, à M. Ledur. — Ainsi, plus rien ne s'oppose à mon mariage avec sa fille?

HOUGOT. — Mais, dis-moi, mon gars, comment est-ce que t'as retrouvé l'âne?

LE GABOE. — Pardi! je l'ai racheté, et il faudra que vous me rendiez ce qu'il m'a coûté, à moins que vous ne me donniez votre fille.

BOUGOT. — C'est dit. T'épouse ma Hougotte, et je ne te dois rien.

LE GABOE. — C'est cuteudu.

M, LEOUB. — Tout cela est fort bien ; mais il faut, pour que je donne mon consentement à cet arrangement, que vous me représentiez la filouterie, comme vous dites qu'elle s'est passée ; autrement je ne saurais que penser de vous tous. (// sort.)

HOUGOT, LE GABDE, enJftf;«6/^. — C'CStjUStC,

c'est juste ! Aussi bien tout est prêt. Allons ! en route, en route! [On entend t'âne : Ihanf ihanf)

HOUGOT. — J'y vas, j'y vas. Ne crie donc pas si fort !

(La toite se baisse.)

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