SCÈNE IX
ni
reste; mais, il ne me restera pas, à *noi. Je m'appellerai Fanfan ; je dirai que je m'appelle Fanfan; et quand je l'aurai dit, c'est dit.
MADEMOISELLE ziGUETTB. — : Ce que j'en dis, ce n'est pas que ça me regarde.
M. FANFEBLUCHE. — Non, c'cst qUC Ça VOUS
déplairait d'être appelée madame Fanferluche.
MADEMOISELLE ziGUETTE. — Mon Dieu, je nc pense pas à tout cela !
M. FANFERLUCHE, ttvec dépit. — Non,cruelle, non, VOUS n'y pensez pas; vous êtes cruelle, et même insensible à mes vœux. Vous évitez de répondre à ma demande ; mai? j'y reviendrai jusqu'à mon dernier soupir.
MADEMOISELLE ZIGUETTE. — Je UC Sais paS,
moi, monsieur, ce que ma marraine veut que je réponde... Je n'ai jamais été dans le cas de pareille question.
M. FANFERLUCHE. — Ditcs-moi votrc senlitneniy le sentiment de votre cœur; votre marraine ne fait rien à cela... Je vous supplie , mademoiselle... (// se jette à ses genoux,)
MADEMOISELLE ZIGUETTE. — Voilà madame qui sonne.
M. FANFERLUCHE. — Nou^ HOU, cllc uc souncra pas, j'en suis sûr, que vous ne m'ayez répondu.
MADEMOISELLE ZIGUETTE. — Jc HC peUX paS
répondre, qu'elle n'ait sonné. (On entend frapper sur le parquet de la chambre de madame. — Mademoiselle Ziguette regarde la sonnette.) C'est madame qui frappe. Pourquoi ne sonnet-elle pas?
M. FANFERLUCHE, lui prenant la main. — Ëh bien ! dites-moi ce seul mot : Je vous aime.
MADEMOISELLE ZIGUETTE, avec embarras. — Mon Dieu ! je le dirais bien ; mais. .. (On frappe une seconde fois.) Encore!... J'entends quelqu'un; retirez-vous, cachez- vous.