‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 451 sur 478 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

L'INGÉNIELH, LE PIQLEUH.

(Vingéfiieur en chef des ponts et chaussées, et un pique%ir tenant une chaîne et des piquets. Us s'arrêtent avec la chaîne entre les devx boutiques,)

l'ingénieub. — Plantez là votre piquet.

LE piQURCR. — Mais, monsieur, il va gêner l'entrée de cette maison; ce sera bien pis, quand on placera la borne.

l'ingénieob. — C'est là, la place de la borne du numéro 46. Plantez, là, le piquet. Il y a quarante-six milles .de distance d'ici à Paris.

LB piQUBUB. — Ma foi, quand la borne sera là, il faudra se faire mince pour entrer dans la boutique. Une borne de vingt et un pouces de diamètre, devant une porte qui n*en a que dix-huit d'ouverture î

l'ingbnibub. — L'essentiel n'est pas que la borne ne gène pas la boutique, c'est que la boutique ne gène pas la borne : or, la boutique ne généra point la borne. Ces deux maisons forment justement un petit renfoncement, qui fera que la borne ne prendra point sur le chemin. La borne sera très-bien là.

LE piQUEiiB. — Elle fera même un fort bon effet... Conune elle s'aligne sur le reste de la rue! Ce renfoncement a l'air fait exprès pour la recevoir.

l'ingénieub. — A côté de votre piquet^ mettez deux témoins. .

(Il se retire.)

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