LA DUCHESSE D'ORLÉANS, LA DUCHESSE D'ALENÇON
LA DUCHESSB D*0BLBANS.— Je SUIS tOUJOUrS
à attendre la réponse de Tabbesse de Fontevrault; elle ne peut tarder... Je me flatte que le roi pardonnera.
LA DucuEssB d'albnçon. — Jc Ic désirc plus que je ne l'espère, et je dois vous prévenir d*incidents sur lesquels vous aurez à prendre un parti, si le roi ne pardonne pas.
LA DUCHESSB o'OBLBANs. -— Parlcz; dc quoi s'agit-il?
LA DUCHESSB d'albnçon. — S'il y a lieu à la correction, il faudra prononcer par qui elle sera infligée. Les fempies soutiennent que c'est l'affaire des honunes; les hommes, que c'est Faflaire des femmes. Les instituteurs se rejettent sur les garçons de la chambre; les garçons de la chambre, sur les instituteurs. Si vous voulez du secret, il faut terminer sans retard ces débats, qui feraient éclater ce que vous voulez tenir caché.
LA DUCHESSB d'oblIans, ironiquement et avec amertume. — Ai-je ma tête à moi pour prononcer sur des questions si importantes et ai délicates? Vous veirez qu'il faudra consulter le grand maître des cérémonies?
LA DUCHESSB d'alengon. — Lc premier ins-
tituteur s'ofire ; il est gentilhonmie. Si vous l'agréez, les difficultés disparaissent; mais il craint que l'enfant n'ait bonne mémoire, et il désire d'être masqué pour l'expédition.
LA duchesse d'obléans. — Il sera temps de décider quand le dernier mot du roi sera connu.