‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 4)Chapitre 112 sur 359 · TROISIÈME DÉVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

TROISIÈME DÉVELOPPEMENT

AUGMENTATION D'OVFICIBRS ET d'oFFICBS.

Les officiers institués par ses prédécesseurs ne lui suffisaient pas : à son avènement à la couronne, dit du Tillet, il institua les gentilshommes de la chambre en nombre effréné, et les chambellans p)eu nombreux qu^il avait trouvés furent convertis en gentilshommes de la chambre. En i545, il créa la charge de premier gentilhomme de la chambre, avec les attributions dont les officiers ainsi nommés jouissent encore; il lui donna pour cortège ce nombre effréné de gentilshommes ordinaires de la chambre.

Sous le règne de François I" on vit une multitude de pages, pages de la chambre, pages de la grande écurie, pages de la vénerie. Ce sont ces pages que Henri II, fils de François I®"", montrait avec tant de complaisance à Péciiyer de Tempereur, comme vn haras qu'il estimoit autant que ses haras de chevaux (1). Outre ses pages, François !«' avait des enfants d'honneur: ce qui était plus, dit Hénault, que pages de la chambre (2).

Nous avons vu que jusqu'à Louis XI les rois n^avaient eu de garde qu'en guerre, et que Charles VU, son père , n'avait pour sa garde personnelle que vingt-cinq archers. Louis XI, craintifet redoutable, avait établi une maison militaire de quatre cents hommes, dont deux cents faisaient la petite garde de son corps : Charles VIII, son successeur, y avait ajouté fine garde de deux cents arbalétriers à cheval; mais Louis XII les avait réformés. Françoise'conserva la maison militaire de Louis XI, rétablit les deux cents . arbalétriers de Charles VIII, et sa vanité enchérit ainsi sur la juste défiance de Louis XI contre des grands dont il ne cessait d'exciter la haine.

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