‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 4)Chapitre 172 sur 359 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Opinioa deRobertsoD.

Je ne suis pas le premier qui ai fait dater du règne de François I" une ère nouvelle pour le gouvernement de la France, comme pour ses mœurs. Robertson, dans sa belle Introduction à l'Histoire de Charles-Quint (1), a reconnu

caustique et plaisante, mademoiselle Arnould. On parlait devant elle de mademoiselle Guimard, pre^ mière danseuse de TOpépa, devenue la maîtresse de l'évéque d'Orléans, ministre àtlafeuUle des bénéfices, dont elle faisait trafic. Elle était d'une extrême maigreur : C'est, dit mademoiselle Arnould , une petite chenille; mais la voilà sur une bonne feuUle. (1) TomeT, p. 351.

que ce règne faisait époque dans Thistoire de la constitution française. Je ne partage pas son sentiment sur les changements qu'elle y a opérés; mais je me plais à faire remarquer qu'avant moi Fépoque d^un changement a été observée par Un illustre historien.

Notre dissentiment sur le fond sera facile à expliquer; et d'abord, je demande s'il était bien facilp à un écrivain anglais de démêler le véritable caractère d'une constitution française produite par une révolution de cour de deux cents ans antérieure à son ouvrage, et qui , en France même, n'avait été observée ni indiquée par personne?

Roberston conmience par établir que a la constitution du royaume, qui était presque démocratique sous la première race, et qui était devenue aristocratique sous la seconde, finit

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