‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 4)Chapitre 219 sur 359 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Sixième période, de 1650 à 1660. — Iji Froncle. — Mœurs de la cour durant la Fronde. — Mœurs du parti de la Fronde. — Mœurs de la capitale.

La période de 1650 à 4660 va nous montrer une double opposition : celle des mœurs dissolues et débordées de la cour et de la capitale! d'un côté, avec les mœurs retenues de la sosociété spirituelle, décente et polie, de l'autre; et celle de la société polie et de la société dissolue, réunies contre les précieuses ridicules. Pour bien saisir celte opposition d'esprit et de mœurs, il est nécessaire de se faire une idée juste des trois partis opposés , à commencer par celui de la cour et de la Fronde, qui seni-

(I) Saint-Simou comprenait le dut de Montausier dans la maison de Rambouillet ; il lui reconnaît une vertu hérissée et des mœurs antiques. « Parmi loulou » ses façons dures et austères, dit plus loin Saint-Si* « mon, il était infiniment respecté , .considéré ol

• craint, et avait beaucoup d*amis. C'était un homme « avec qui il fallait compter y pour qui le roi eut loun jours des égards infinis et beaucoup deconflanoe, « et Monseigneur une déférence totale tant qu il vé- « eut, et qui, bien que peu affligé de sa mort, a con-

• serve toujours pour tout ce qui lui a appartenu, et « jusques à ses domestiques, toutes sortes d'égards et « d'attentions. •

SÂint-Simon ajoute à ces graves notions, celle^îi, qui n'est pas sans mérite :

<• La propreté de M. de Montausier, qui vivait avec

• une grande splendeur, était redoutable à sa table, « où il avait été l'inventeur des grandes cuillers cl « des grandes fourchettes, qu'il mil en usapcel à la « mode. »

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