‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 4)Chapitre 228 sur 359 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

tre-vingt-cinq ans. Chaulieu nous apprend, par son épitaphe^ que

« On vil chez elle iDcessamment

• Des plus honnêtes gens Télite. •

Voici ce qu'il dit de sa personne :

« Dans ses mœurs quelle politesse !

« Quel tour, quelle délicatesse « Éclatait dans tous ses discours I ' <( Ce sel tant vanté de la Grèce « En faisait Tassaisonnement ; « Et, malgré la froide vieillesse, « Son esprit léger et charmant u Eut de la brillante jeunesse

• Tout l'éclat et tout l'enjouement. »

Vigneul de Marville en parle ainsi : a Elle « écoutait avec une attention qui débrouillait « toutes choses^ et répondait encore plus aux « pensées qu'aux paroles de ceux qui Tinter- « rogeaient. Quand elle considérait un objet, « elle en voyait le fort et le faible, et Texpric< mait en des termes vifs et concis, comme les « habiles dessinateurs, qui, en trois ou quatre « coups de crayon, font voir toute la perfection « d'une figure. » (Mém. de IW,, t. I, p. 341.)

Nous avons vu madame Cornuel dans la société du maréchal d'Albret, qui en fut amoureux. Plus tard, nous en verrons beaucoup d'autres du môme genre.

On peut ajouter aux femmes de bonne compagnie de cette période madame de Scudéry, personne si différente de sa belle-sœur Madeleine, et de George de Scudéry son mari; elle était âgée de dix-neuf à vingt-neuf ans.

Ses lettres au comte de Bussy-Rabutin la placent entre les talents épistolaires ; elle avait des amis d'un rang et d'un mérite très-distingués. Sa fortune ne lui permettait pas de tenir une maison, mais elle était accueillie dans les meilleures, et y figurait convenablement.

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