CHAPITRE XXIV
dété plus choisie^ parce qu*elle était moins nombreuse. Née vers 1641; nièce de la femme du chancelier le Tellier; cousine germaine du ministre Louvois; mariée fort jeune à un homme de robe^ devenu célèbre par des bons mots et des chansons; riche, spirituelle et gracieuse au plus haut degré; alliée et amie de madame de Sévigné^ qui était son aînée de quatorze ans; amie de madame Scarron^elle réunit chez elle rélite du monde poli y durant l'intervalle de 1660 à 1770. Madame de Sévigné^ dans sa lettre du 6 janvier 167^^ rappelle à sa fille une craiversation qui eut lieu chez madame de Coulanges, plusieurs années avant son mariage^ qui se fit en 1669. a On était hier, dit-elle, sur « votre chapitre chez madame de Côulanges; « et nuidame Scarron se souvint avec combien « d'esprit vous avez soutenu autrefois une « mauvaise cause^ à la même place et sur le € même tapis où nous étions. 11 y avait ma- « dame de la Fayette, madame Scarron, Se- € grais, Caderousse, Tabbé Testu, Guillera- « gués, Brancas. »
Nous aurons^ peut-être, occasion de parler plus tard de Tétrange passion de ce comte de Brancas pour madame de Côulanges ; passion qui, lorsque le roi passait insensiblement de la galanterie à la piété, c'est-à-dire de madame de Montespan à madame de Maintenon, prit une couleur de dévotion bizarre, dont il n'appartenait qu'à un courtisan de concevoir Tdliage avec la galanterie, et à la plume de madame de Sévigné de faire la peinture.