CHAPITRE XXXtl
« Vexin a un vomissement et un dévoiement. a Mademoiselle de Nantes vient de retomber « malade. Je me partage entre eux et je les <f sers comme une femme de chambre^ parce « que toutes les leurs sont sur les dents. »
Madame Scarron y en possession de SOO^OOO francs, au lieu de 100,000, dirigea les recherches de ses agents vers une terre plus considérable que celle qu'elle avait en vue dans le voisinage de Paris. Le 6 septembre 167^4, elle écrit à son frère qu'elle est en marché d'une terre dont elle offre 240,000 francs. Le 10 novembre, elle lui annonce que le marché est fait pour la terre de Maintenon. Il s'éleva des difficultés pour le payement, les vendeurs n'offrant pas les sûretés requises. Elles firent suspendre la signature du contrat de vente jusqu'au 27 décembre; mais, en attendant, madame Scarron s'était mise en possession de la maison, et elle y faisait faire des réparations urgentes. Le 20 novembre, elle se plaint à son frère <t de ne a pouvoir obtenir la permission d'aller à Main- « tenon pour un jour, de sorte qu'elle y faisait «( travailler sans qu'il lui fût possible d'y dontf ner ses ordres. » Cette permission dépendait de madame de Montespan, qui ne voyait pas avec plaisir cette acquisition payée par le roi , et qui craignait, peut-être, qu'il n'eût la curiosité de la visiter avec la nouvelle propriétaire.
Une phrase est remarquable dans la lettre du 40 novembre, par laquelle elle mande à son frère Tachât de Maintenon. Cette lettre respire le contentement, et la confiance dans la faveur du roi. «r Vos affaires, lui dit-elle , ne vont pas a si bien que les miennes. M. deLouvois est tou- « jours malade. Mais le roi a entendu pibleb (c de ce qne vous demandez pour votre compa- « gnie de cavalerie. Je crois qu'il en disposera, a et qu'on ne vous refusera point ce qu'on « pourra vous accorder. Je me porte fort bien, a Les princes sont toujours malades. Le petit « duc parle souvent de vous. » Le roi a entendu parler, veut dire : J'ai parlé au roi.