‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 4)Chapitre 9 sur 359 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ont toujours eu plus ou moins distinctement dans la pensée que la gloire militaire contribuait autant à la garde de leurs frontières que les forteresses les plus formidables^ et même que les Suisses les mieux payés; qu'il est de la nature de cette gloire de pâlir, si son éclat ne se ranime sans cesse; que celle du siècle passé ne préserve .pas le siècle présent d'être menacé et attaqué conune inglorieux, s il ne fait aussi ses preuves; enfin, qu1l n'en est pas des nations comme des gentilshommes, qui croient pouvoir impunément se reposer sur le nom et les actions de leurs pères. Chaque génération présente une jeunesse vive et superbe, qui craint qu'on ne remarque quelque chose d'incomplet dans son existence, tant qu^elle n'a pas une fois au moins risqué de la perdre. Conclu^on : Ce qu'on peut dire des guerres de Louis XII se réduit à ce peu de mots : Il ne fit que des guerres justes, des guerres inévitaUes, des guerres de courte durée, des guerres qui ne coûtaient rien à la France, des guerres qui lui furent utiles, des guerres enfin qui ne furent pas sans gloire.

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