‹ Œuvres du comte P. L. RœdererChapitre 17 sur 208 · ÉPISODE RELATIF A · texte numérisé non relu

ÉPISODE RELATIF A

de bureaux. Il en a renvoyé trois :ma besogne personnelle n'a nullement été critiquée^ au contraire, et je n'ai pas assisté à ce travail^ pénible pour les autres chefs. Il en résulte que notre administration est très-fatiguée, et que je suis obligé de me multiplier. La circonstance n'est donc pas favorable pour quitter mon excellent ministre. Cependant, je ne pense pas qu'il trouve mauvais que j'obtempère aux dispositions d'un roi pour lequel vous savez qu'il a une admiration et un attachement tout particulier. Ce sera donc encore les qualités de Sa Majesté qui me donneront la facilité de profiter de ses bontés.

a Aussitôt que j'aurai pu en conférer avec mon ministre et recevoir son agrément, je m'empresserai de vous en rendre compte, et de vous donner l'époque où je pourrais arriver à Naples.

a Je vais chercher M. de Fréville, pour savoir si nous pourrions partir ensemble.

« Ma reconnaissance pour ce que vous faites en ma faveur égale le dévouement et l'attachement respectueux que vous connaissez à votre serviteur,

« Louis. »

SitCONDB LBTTRB DE M. LOUIS A N. ROKDERER.

Paris , le 26 jaiD 1806.

« Monsieur le sénateur,

« Je crains fort qu'il ne 'me soit pas permis de me consacrer tout entier au service du roi, comme ses bontés me le faisaient espérer.

« L'empereur, depuis votre départ, a pénétré jusqu'au fond dans les détails de l'administration de la guerre. Notre ministre n'a pas cru devoir prendre sur lui de me donner son licet sans l'en prévenir. Sa Majesté n*a pas trouvé bon que Naples n'ait pas d'abord, et avant tout, songé à elle. Il a demandé les lettres; il les a lues toutes deux, et il a commenté avec complaisance le mot où vous annoncez degrandes ressources. Clarke a représentéque vous indiquiez des ressources à exploiter , et non de la besogne faite. Il n^en a pas moins gardé votre lettre, pour appuyer les réponses qu'il veut faire au roi.

a Assurément, j'étais loin de soupçonner que je m'exposais à d'aussi vifs regrets en provoquant mon ministre pour lui faire approuver

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