‹ Œuvres du comte P. L. RœdererChapitre 28 sur 208 · NO · texte numérisé non relu

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QUELS SONT LES EEVEHUS DB l'ÉTAT DAKS LE ftOTADlfB DE NAPLES?

Les revenus ccr/atns de l'État, en 1808, lorsque le roi Joseph a quitté le royaume de Naples, étaient de 61 millions de francs.

Il ne fallait pas moins que Tenvahissement de quelques provinces par l'ennemi, les ravages de quelque descente , ou des fautes d'administration très-graves, pour faire tomber les revenus au-dessous de cette somme, le gouvernement restant tel qu'il était. Les améliorations commencées ou décidées après discussion, notamment une nouvelle organisation des douanes de province, à l'instar de celles que j'ai organisées dans la capitale, la liberté delà mer, ou seulement la protection du cabotage avec la France , auraient pu élever ce revenu de 61 à 71 millions de francs dès cette même année 1808 (1). Mais ces améliorations, et même la parfaite conservation de ce qui était fait, sont devenus presque impossibles lorsqu'un changement simultané de roi et de ministère, et un interrègne de plusieiu*s semaines, ont offt^ aux anciens abus, aux anciennes idées, aux anciennes habitudes, une occasion favorable pour attaquer les principes français sur lesquels marchait la nouvelle organisation.

(0 {Note de Véditeur,) Ce qui est dit ici, et surtout ce qui va être dit dans la réponse de mon père à la onzième question de l'empereur, sur l'exportation de l'huile, est la justification complète de ce que j'ai dit au tome III de cette collection (note 2 placée au bas de la page 528) sur les causes qui privaient les Gnances de ressources immenses, qu'on ne peut guère évaluer à moins de 18 à 20 millions par an ; car il ne suffit pas d'évaluer les droits de sortie des denrées de premiêre nécessité, il faut y ajouter les droits qu'eussent payés les objets manufacturés achetés avec le produit de la vente de ces denrées, objets que ne produisait pas ce royaume privé d'industrie manufacturière, et qu'il tirait de l'étranger. Mais l'empereur, qui avait ses motifs particuliers, affectait de ne pas vouloir tenir compte de ces faits et de cette situation, pour se ménager le moyen de se plaindre de l'administra tion des finances de Naples.

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