‹ Œuvres du comte P. L. RœdererChapitre 99 sur 208 · TRAGÉDIE DE CLOVIS · texte numérisé non relu

TRAGÉDIE DE CLOVIS

PAR M. LEHimàBR (ifépOMUCftNB).

Le fond de cet ouvrage est tiré de Grégoire de Tours. L'abbé de Vertot l'a réduit à des termes fort précis dans sa dissertation sur la question : Si le royaume de France a été, depuis l'établissement de la monarchie, un État héréditaireou un État électif. {Mémoire de r Académie des inscriptions,)

Mais les fictions de l'auteur n'appartiennent pas aux mœurs du temps de Clovis. Il fait de Clovis un hypocrite de nos jours, de son ministre un courtisan et un scélérat de nos jours. C'est Bonaparte qu'il a voulu peindre sous le nom de Clovis, et Talleyrand sous celui d'Aurelle.

Clovis n'eut pas besoin d'hypocrisie, ni de l'aide d'un ministre artificieux et d'une complaisance aveugle. Clovis fit tuer le père par le fils, et ensuite le fils, pour prendre ses États; tout cela se faisait alors sans finesse. Les princes de la première race étaient, dit Montesquieu, meurtriers, injustes et cruels, parce que toute la nation Pétait.,, Les francs, dit-il plus loin, 5o«/yrai^^ des rois meurtriers yparce qu'ils étaient meurtriers eux-mêmes. Ils n'étaient point frappés des injustices et des rapines de leurs rois, parce qu'ils étaient ravisseurs et injustes comme eux. (Espr. des lois, liv.xxxi, cbap. \\.)

PHŒDOE ET WALDAHIE,

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