ACTE III, SCÈNE IV
rip|M>rte point ton offense à ta peine; fW mon trépas aussitôt que le jour it en ta faveur rallumer mon amour.
CÉLIRÉE, ORANTE.
GiLIR££.
qu'avez-vous , madame ?
CRANTE
Unique confidente, je peux fier Tennui qui me tourmente; , cet ingrat, et le seul que j'aimois.... nom seul me tue et m'arrête la voix!...
CÉLIRÉE.
TOUS rend ces écrits?
ORAITTE.
Avec tant d'apparence, voir eu pour moi que de TindifTérence , i peu de peine , avec tant de dédains , ! le dois hair plus que tous les humains ! 'ait, je ne sens plus cette ardeur insensée; iste fureur dégage ma pensée.
ornent peut ôter son portrait de mon cœur, faire abhorrer ce superbe vainqueur.
CÉLIRÉE.
bien malaisé de dégager nos âmes
bjet importun de leurs premières flammes :
uefois la colère efface tous ses traits ,
la suite du temps en fait d'autres portraits;
Et de quelque pouvoir qu'un esprit se présume,
Son courroux s'éteignant , son amour se rallume. .
ORA.WTE.
Mais si j'obtiens sur moi que mon ressentiment, Comme sa vanité, duré éternellement?
CÉLIRÉE.
Les propositions sont un douteux remède;
Il faut, pour l'oublier, qu'un autre vous possède.
Usez utilement de ce juste courroux.
Et donnez votre cœur tandis qu'il est à vous;
Sinon, vous n'avez fait que des menaces vaines:
Il rentrera bientôt dans ses premières chaînas*
ORANTE
Hélas ! qui puis-jç aimer ?
cililRÉE.
Rapprochez Lysimant; J'ai su par ses soupirs l'excès de son tourment; Il est passionné de vos aimables charmes , Et par sa contenance il m'a tiré des larmes.
CRANTE
Que j'aime ce volage? hé quoi, ne sais-tu pas Que le facile esprit cède aux premiers appas? Il brûloit aux attraits d'une simple bergère ; Tout est indifférent à cette âme légère.
GISLIREE.
Il m'a tout confessé; mais écoutez comment. Vous vous êtes piquée un peu légèrement : Revenant de chercher la jeune paysanne Qui m'avoit mis en main les lettres de Diane , Comme il se croyoit seul, je l'y trouvai pleurant,