‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 220 sur 406 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LYSIMANT seul.

Est-il quelque malheur égal à tes désastres, Ridicule jouet des destins et des astres? Et, voyant tout contraire à tes vœux innocens, Peux-tu perdre ton cœur sans perdre aussi le sens? Détache tous ses fers, éteints toutes ses flanunes, Et ne présente plus ce rebut de tant d'âmes : ' Profite cette fois de ta juste douleur. Et tire ta sagesse au moins de ton malheur ; N'offre plus ta franchise à ces honteuses chaînes, Et ne perds plus de temps en ces recherches vair Cette union, commune au reste des humains, N'est pas, infortuné, permise à tes desseins. Et le dieu qui présidé aux autels de Cythère N'a pas en ta faveur établi ce mystère.

(Usort.)

Page 1