ACTE V, SCÈNE VIL i
ÀLIDOR.
Il vient de vous.
Odieux!
Jbis-je avouer ici mon oreille et mes yeux?
ALIDOR
D'où naissent vos soupirs et votre inquiétude?
cÉLiMÈiTE, à part.
Est-il un crime égal à ton ingratitude,
Traître , aveugle tyran de mes affections?
Tu reconnois ainsi mes chastes passions ,
)ari)are, indigne objet du séjour où nous sommes,
^este de l'univers, le plus méchant des hommes!
Odieux! qui rend ainsi votre esprit furieux? Pourquoi me. donnez- vous ces noms injurieux? IKtes si je vous porte à ce courroux extrême , Et je vous vengerai moi-même de moi-même ; De cette propre main je veux percer ce flanc, Et laver h vos yeux lùon crime de mon sang.
ClÉLIMÈNE.
'e ne vous parle pas , j'adresse ces injures Au plus vil des mortels, au pire des parjures, Qui méritoit le moins Thonneur de mon amour, Et le plus beau pourtant qui respire le jour.
i56 LA CÉLIMENE,