SCÈNE VIII
CÉLIMÈNE, ALIDOR, FLORkT^TE soùs k nom de Floridan, FILANDRE.
FLORiDAw , a part a Filandre.
Tu n'en peux plus douter ; entends d'ici sa plainte , * Et loue avecque moi cette agréable feinte.
G£Limé:ne a Alidor.
Quelle rage est pareille à mon ressentiment ,
Et qui me vengera de ce perfide amant? %
Si vous servez, monsieur, mon amour outragée ,
Et si par votre bras je puis être vengée,
Vous ne pousserez plus d'inutiles soupirs ;
Mon inclination se range à vos désirs ;
Un mariage heureux terminera vos plaintes .
Si comme mon amour ces ardeurs ne sont feintes ,
Apportez-moi son cœur; c'est par cette action
Que vous m'assurerez de cette affection.
Qu'un défi généreux l'oblige de paroître. *
Las! vengez mon affront, n'épargnez point un traître;
Fendez ce lâche sein que je n'ai pu blesser.
FLORiDAJY, venant a elle ^ ainsi que Filandre, Il m'obligeroit fort s'il s'en pouvoit passer.
Quoi, tu parois encor, détestable parjure, Et tu n'espères pas qu'on venge mon injure?
FLORIDAN
Vous m'accusez à tort, adorable beauté : Filandre répondra de ma fidélité ,