ACTE III, SCÈNE IL ao
a ténébreux manoir où Floronde respire *& ml sur ma raison conserve son empire : I jeune astre d'amour, toujours à mes côtés , it briller en ces lieux ses divines clartés ; rtout cette merveille à mes yeux se présente, moment en moment plus rare et plus charmante ; e ne fîit jamais plus visible à mes yeux land elle respiroit la lumière des cieux. ironde, beau soleil des rives élysées, i seront de mes pleurs tes cendres arrosées? els Glauques^ quels Tritons, quelles nymphes, quels dieux Qservent de ton corps le butin précieux? rdonnez, grande reine, au deuil qui me transporte, ne combattez point une amitié si forte. ms profanez à tort d'adorables appas lur qui méprise tout et ne les goûte pas.
SALMACIS
étndre , j'attendrai la fin de mon supplice
I la force du temps et de votre justice.
^pendant vous devez au bien de mes états
:corder vos conseils et prêter votre bras ;
)tre propre intérêt vous joint à ma fortune,
: nous aurons la honte ou la gloire commune.
os le prince d'Épire un camp de jeunes Mars
ient la ville assiégée et couvre nos -remparts;
msultons du moyen de dissiper l'orage ,
u, s'il y faut périr, faisons un beau naufrage;
ue la victoire au moins coûte cher aux vainqueurs,
i contre un grand péril faisons voir de grands cœurs.
CL^ANDRE
'• vis pour vous servir, et mon obéissance
e conserve mes jours que pour votre défense^
ao6 L'HEUREUX NAUFRAGE,
Proposons seulement un généreux dessein Qui mette aux. ennemis la frayeur dans le sein.
(Salmacis sort avec Ctéandre. ) LYSJLTXOK seul.
Que mon sort est mutin! quelle est ma destinée!*.- Par quel ordre fatal ma vie est gouvernée! De ma. perte à mes yeux on dresse l'appareil , Et contre moi la reine implore mon conseil ; Elle enchérit sur moi du prix d'un diadème , Du prix de sa fortune, et du prix de soi-même, Et je ne puis qu'offrir à son ambition ; , Mon amour seulement est ma possession;