‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 185 sur 428 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FLÔRIMANT seul.

Les faveurs ont enfin mes' chaînes resserrées, Amour n'a plus pour moi que des flèches dorées; Mes transpG4*ts ne sont plus des ohjets de pitié, Céliane est sensible à ma longue amitié ; D'une pareille ardeur sa belle âme soupire. Et d'un heureux espoir entretient mon martyre; Ses froideurs me lassoient, et déjà ma raison Conseilloit à mon cœur de rompre sa prison. Le repos me tentoit avec de si beaux charmes Que mes yeux rougissoient d'avoir jeté des larmes; Mes feux s'alentissoient , mes fers étoient usés , Et j'épargnois mes vœux tant de fois refusés; Déjà la liberté me paroissoit si belle • Que je n'estimois plus le titre de fidèle, Lorsque, sans l'espérer, son courage changé A plus qu'auparavant mon esprit engagé.

Que ma prison me plaît depuis que ma geôlière La chérit et s'y rend avec moi prisonnière , Depuis qu'à même autel elle a ses vœux offerts. Et que ses belles mains portent de mêmes fers!

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