‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 186 sur 428 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

FLORIMANT, PHILIDOR.

PHILIDOR , surprenant Florimant.

% un siècle entier de poursuites si vaines , me peut-elle encore vous toucher?

Demandes-vous à ce rocher ilui qui vous blesse allégera vos peines?

FLORIMANT.

yoL n'est plus celui qui mon âme importune ; en voyant sortir ce liquide élément ,

Je lui demandois seulement mnmence à pleurer depuis votre infortune.

PHILIDOR

rois que la beauté dont nous aimons les charmes I ôte également les sujets d'espérer ;

Et ceux que mou sort fait pleurer ont pas vos amis , ou vous doivent des larmes,

FLORIMANT.

Is plaignent à souhait ma douce rêverie , idor, leur pitié ne fait pas nos malheurs :

Que tout le monde fonde en pleurs, rvu que seulement Céliane me rie.

PHILIDOR

z par la hauteur combien durent ces chênes, e amitié pourroit durer plus longuement

Avant qu'un regard seulement fit imaginer qu'elle estime vos chaînes.

. FLORIMA]^T.

Le temps vous l'apprendra par de& preuves phis fort Donnez-vous seulement la peine de la voir :

Elle fera sur votre espoir Ce que l'hiver a fait dessus ces feuilles mortes.

PHILIDOR

A quelques animaux l'air sert de nourriture : Aucuns ont vu d'odeurs certains peuple vivant;

Le soleil se repaît de vent.

Ami , je vous crois tous d'une même nature.

FLORIHANT.

Écho ne peut fléchir l'amant qu'elle importune , La terre nous paroît toujours en même points

. Les ondes ne reposent point.

Ami y je vous crois tous d'une même fortune.

PHILIDOR

Il est vrai que ses yeux refusent mon hommage ; Que son cœur est de marbre aussi-bien que son sei^j

Et que si le mien était sain Il songeroit plutôt à prier son image.

FLORIMANT.

Quoi qu'on doive souffrir pour de si belles choses, Ami, je suis atteint de te voir tourmenté,

Et vais saluer ta santé ITune fois de nectar sur sa bouche de roses.

Flir DU PREMIJ5R ACTE.

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