ACTE m, SCÈNE II
tache à diratir le juste châtiment \ mérite un coupable , il pèche également. soins <{ue vous prenez de sauver un parjui^e s rendent partisan de votre propre injure.
PAHPHILE.
OS cceurs sont unis d'un accord si parfait , 8 n'en pouvez ici refuser un effet, nez ces mouvemens , et conservez la vie li se Fôteroit vous la voyant ravie ; (z, possédez Nise, et ne refusez pas présent <{ue mon cœur vous fait de ses appas. : vous la procurer j'emploirai cette bouche ; ne la peut toucher si ma voix ne la touche ; ftme et mes discours auront peu de douceur uis peu je n'en fais Florimant possesseur : * la perdre mes soins prendront les mêmes armes Is prirent autrefois pour m'acquérir ses charmes ; ï les mêmes pleurs qui vainquirent son cœur . rendrai traitable à votre esprit vainqueur. >s divins regards ne trouvent .point de nue, i voyez, immortels, mon âme toute nue:
loyez vos efforts à ma punition a voix est contraire à mon intention.
FLORIMANT.
ta rare vertu me charme et me transporte^ [ue l'objet est vil d'une amitié si forte ! •ez de nous vanter, vaines antiquités, beaux fers qui jadis ont des cœurs arrêtés : auteurs nous ont feint ces exemples notables, la vérité fait ce qu'ont dit les fables, i, seul estimable entre tous les amis , Tome IL 19
ago . LA CÉLIANE,
Tu vois à ton désir mon courage remis ^
De toi seul désormais mes actions dépendent.
Quoi que tes volontés ordonnent ou défendent*
PAMPHIL]^.
Donc Iai;ssez reposer vos soins sur mon souci , Et permettez que seul j'attende Nise ici ; Tout autre éprouvera ce dessein peu facile , Si mon affection ne vous la rené docile.
(Florimant sort.)
Astres injurieux qui gouvernez mon «ort , '
Faites-vous mon dessein complice de ma mort? De tant d'autres moyens qui pouvoient m'ôter Pâme, Choisissez-vous ma main pour adhever ma trame? M'obligez-vous , cruels , au soin de recherdher Comment je pourrois perdre un bien qui m'est si ch6 Faut-il donc que mon œil emploie à ma ruine Les pleurs dont il acquit cette beauté divine? Ayant causé ses feux, les faut-il amortir? Ayant fait son amour, l'en dois-je divertir? Verrai-je triompher un autre de ma prise ^ Et dois-je davantage à Florimant qu'à Nise? Mais pour me repentir me dois-je dégager?... Je le vois, mon soleil, si rien me peut permettre D'appeler mien le bien que je viens de promcsttre.