SCÈNE VIL
NISE, JULIE; CÉhlAHI, , en jardinier.
Ces fleurs vous plairont-elles?
tmais -cette saison n'en fit Voir de si belles, uis-je offrir à vos yeux des bouquets moiiis flétris? * lais la couleur est peu , leur odeur fait leur prix»
JULIE, à part.
fest Céliane! O dieux, que mon âme est ravie!
ClÊLIAlUrÈ.
^ crainte de leur prix vous en ôte l'envie ; ^, madame..,.
JULIE, à part.
Ce port, ces yeux m'en sont témoins.
3ia LAjCELIANE,
Elles méritent bien une offre pour le moins. ''
Hélas! ignorez-vous
JULIE, à part.
Que d'ennui la surmonte!
CÉLIAITE.
Que ce qui m'appartient se donne à si bon compte ?< Et, de quelque valeur que puisse être mon bicsQy En possédez-vous pas qui ne vous coûte rien?
NISE.
Que dit cet insensé ?
Que ces lis et ces roses Emporteroient le prix, sur les plus belles choses.
svLiEj a part.
Nise la méconnoît ; ^que ce plaisir est doux!
(A Cëliane.)
C'est trop dissimuler : Céliane , c'est vous.
NlSE.
C'est Céliane! ô dieux!
CELIANE.
Je connois cette belle, Et ce reste de fleurs est réservé pour elle.
NISE.
Non, non, ne feignez plus; je connois le tourment Qui vous a fait résoudre à ce déguisement : L'Amour a sur votre âme un souverain empire , Et ce que vous craignez est ce que je .désire; - Un même objet s'oppose à nos félicités; ^ Je souhaite sa perte , et vous la redoutez.