ACTE IV, SCÈNE VIL 3i
h dissimule en vain.
JULIE
Qu'elle est bien déguisée !
^ous croyant abuser je rae suis abusée, lais que vous prenez mal ce divertissement )ù le plaisir me porte, et non pas le tourment! ladame, sur mon cœur l'Amour n'a plus d'empire; lien ne m'amène ici que le dessein de rire. Possédez Florimant, ne le possédez pas, u'est un foible sujet pour attirer mes pas.
JULIE, à part, illeaime cet ingrat, quoiqu'elle dissimule, St je dois du remède au feu dont elle brûle. !!x>nduis mes vœux , Amour, et me vois faire un coup 3ii ce déguisement me servira beaucoup.
(ACëliane.)
Vous nous celez en vain votre amoureux martyre ; L'amour doit être encore en un cœur qui soupire. Madame , vous souffrez pour cet ingrat amant ; C'est l'unique sujet de ce déguisement.
Mais faisons-le brûler de sa première flamme; «e me charge du soin de vous rendre son âme. riorimant sera vôtre , et les mêmes moyens Remettront cette belle en ses premiers liens.
CJÉLIANE.
four son occasion disposez de ma vie.
Mais l'amour désormais touche peu mon envie ; I^ perte d'un ingrat me cause peu d'ennuis; 'c n'aimai jamais moins qu'en l'état pu je suis.
3i4 LA CÉLIANE,
jULiEy àpart.
Qu'elle sent de contrainte en son aifiour extrême! Combien elle a de peine à confesser qu'elle aime! Suivez-moi seulement*, et nVàpérez pas moins Qu'un repos étemel de me!» fidèles soins.
Fl^ DU QÛATHIEME ACTE