‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 248 sur 428 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

lES; TROIS PIRATES ARABES , et OLÉNIE vu une simarre en broderie et des perles.

AMiNTAS, a Alphrede.

e , leveK-Yous.

ALPHRÈDE.

Dieux , qu'est-ce que j'entends !

OLÉNiE, a Alphrede.

innocent des yeux ^ incomparable Alphrede ^

e de beautés à qui toute autre cède ,

en ces dons, de la part d'Amintas,

Bs omemens de vos rares appas;

or de ses baisers sera toutes vos peines ,

\Xk vos prisons , et ces perles vos chaînes.

ALPHREDE.

lit d'Ammtas! Qu'en tends-je , ô justes dieux! aheur est celui qui m'arrive en ces lieux ? 3t heureux vieillard sur ces rives respire , pas habitant du ténébreux empire !

*e.voît le jour, ces dons sont de sa part! ixrtu, lâche sang, reconuoître si tard / ; traits si certains l'auteur de ta naissance ? quelle merveille égale ta puissance?

Lvre mon père en cet heureux séjour!

lui que je parle, il respire le jour F

AMIITTAS.

e, interdit, comblé d'heur et de joie,

> que je vive et que je te revoie.

vis , chère Alphrede, et puisqu'avant ma mort

368 LA BELLE ALPHRÈDE,

J'obtiens cette faveur de la bonté du sort , Qui n'a point de seconde et qui toute autre excède, De recouvrer ma fille et de revoir Alphrède, Je suis trop satisfait du bonheur de mes jours y Et ne demande plus d'en prolonger le cours.

ACASTE

Puisqu'Acaste avec vous partage cette grâce.

Il est temps , chère sœur, qu'à mon tour je t'embrasse.

Un instinct naturel ne te nomme-t-il pas

Ce frère qui te parle et qui te tend les bras?

ALPHRjkDE, ^embrassant.

Je reste également et confuse et ravie. O moment fortuné sur tous ceux de ma vie ! Mon père^ quel miracle, incroyable âmes yeux. Vous rend si vénérable aux peuples de ces lieux? Quelle est cette aventure ? ô dieux ! le puis-je croire?

AMIKTAS.

Deux mots t'en apprendront la véritable histoire :

Tu sais que redoutant la fureur des Gaulois,

Quand leur roi triomphant rangeoit tout sous ses loii^

Et forcé de quitter le rivage d'Ibère ,

Nous cherchâmes ailleurs Tabri de sa colère y

Et crûmes rencontrer un asile certain

Aux bords où la Tamise étend son large ^éin.

Hélas! il m'en souvient.

AMINTAS

^ Mais tu sais quel orage

Amena nos vaisseaux jusques à ce rivage , Où , puisqu'il plut aux. dieux , tel fut notre destin . Que de ces habitans nous fûmes le butin.

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