SCÈNE IL
LUCIDOR, FILIDAN.
LÙGIDOR.
Ah! que la vanité de ces folles constapces Vaut souvent, Filidan, de longues repeutancçs! On a promis Célie à mes vœux innocens ; Tandis que la raison en maitrisoit les sens, Je ne refusois point qu'un heureux ms^ri^e Joignît à son destin ma fortune et mon âge ; Mais de la rechercher après cet accident , Il faut pour le pouvoir un esprit plus ardent. L'amour n'a pas si fbrt occupé ma pensée Que je puisse en mon lit souffrir une insensée; J'aurois vu de bon œil cet hymen réussi; Mais , perdant la raison , elle me perd aussi.
EILIDAK. .
Pensez-y mûrement; folle ou sage^ qu'importe ?•'
Il faut considérer ce qu'elle vous apporte:
Les plus fins, en ce temps., épousent les trésors,