‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 308 sur 428 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

LUCIDOR, FILIDAN.

LÙGIDOR.

Ah! que la vanité de ces folles constapces Vaut souvent, Filidan, de longues repeutancçs! On a promis Célie à mes vœux innocens ; Tandis que la raison en maitrisoit les sens, Je ne refusois point qu'un heureux ms^ri^e Joignît à son destin ma fortune et mon âge ; Mais de la rechercher après cet accident , Il faut pour le pouvoir un esprit plus ardent. L'amour n'a pas si fbrt occupé ma pensée Que je puisse en mon lit souffrir une insensée; J'aurois vu de bon œil cet hymen réussi; Mais , perdant la raison , elle me perd aussi.

EILIDAK. .

Pensez-y mûrement; folle ou sage^ qu'importe ?•'

Il faut considérer ce qu'elle vous apporte:

Les plus fins, en ce temps., épousent les trésors,

Page 1