ACTE I, SCENE I
Je Vivrai dans l'espoir de l'obtenir un jour. Ses maux sont infinis, et votre résistance Aurait pu ruiner la plus forte constance.
THiÉANE, tirant un papier de sa poche.
Il a beaucoup souffert , si ces lignes au moins Sont de sa passion de fidèles tén^oins. Je tes reçus hier ; écoute en quel langage Sa plume a figuré sa peine et son servage,
CKPHISE^
Donnez que je les lise.
THÉAlfE,
Écoutez seulement.
« A t'aimable beauté qui cause mon tourment. » ce Donc en cette saison nouvelle, » Où toutes choses font l'amour, » Théane est encor si cruelle » Qu'il faut que je perde le jour ! \ V Son âme est encor dépourvue... .. n
GJ^PHISE.
Voici Filandre.
THÉANE.
Adieu , sauve-moi de sa vue.
Tu me retrouveras sous ces feuillages verts, Où je vais admirer la suite de ces vers^
( Elle ya s'asseoir sous des arbres.)