‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 368 sur 428 · FILANDRE, CÉPHISE · texte numérisé non relu

FILANDRE, CÉPHISE

riLAVORE.

(ATh<^ane.) (ApaH.)

Un mot, belle insensibles! Elle fuit, l'inhuinaine! Je remarque partout des effets de sa b^ine, Après tant de refus l'aimant si lâchement, Filandre, son mépris te punit justement.

Plaignons-nous à Tenvi, pleurons par compagnie De deux cruels vainqueurs l'aveugle tyrannie. Je ne soupire pas pour un objet pluà doux : Mais plutôt à Tenvi, croifr*moi, consolona-nous ; Puisque nos désespoirs, nos soupirs et nos larmes. Contre leurs cruautés sont d'inutiles armes, Joignons, si tu me crois, le repos à l'amour; Aimons, mais sans haïr la lumière du jour. Quoique pour Célidor mon amour soit extrême, Je l'aime toutefois un peu moins que moi-rmême; Mon mal est violent , n^âis il n'est pas mortel ; Suis mes sages conseils, et le tiea s6ra tel. Ton frère m'est ingrat, et m9 sœur t'e3t cruelle; Je soupire pour lui, tu soupires pour içlle; Par un commun dessein modérons nos douleurs, Et dispensons nos yeux de la honte des pleurs,

Ton amour est^vère, un foible nœud t'engage Et qui parle en amant tient un autre langage. Il n'est point de tourment égal à mon souci :

Page 1